1. Moussa SARR
    Corpus Delicti 2, 2014
    Photograph
    153 x 125 cm
    Edition of 5 ex
  2. Moussa SARR
    Corpus Delicti 1, 2014
    Photograph
    153 x 125 cm
    Edition of 5 ex
  3. Moussa SARR
    Corpus Delicti 3, 2014
    Photograph
    153 x 125 cm
    Edition of 5 ex
  4. Moussa SARR
    Corpus Delicti 4, 2014
    Photograph
    153 x 125 cm
    Edition of 5 ex
  5. Moussa SARR
    I'm afraid, 2014
    Ensemble de 4 photographie noir et blanc contrecollées sur dibond
    57 x 60 cm each
    Edition of 5 ex
    Collection François Pinault (ed. 1/5)
  6. Moussa SARR
    I'm afraid 1, 2014
    Photograph
    57 x 60 cm
    Edition of 5 ex
  7. Moussa SARR
    I'm afraid 2, 2014
    Photograph
    57 x 60 cm
    Edition of 5 ex
  8. Moussa SARR
    I'm afraid 3, 2014
    Photograph
    57 x 60 cm
    Edition of 5 ex
  9. Moussa SARR
    I'm afraid 4, 2014
    Photograph
    57 x 60 cm
    Edition of 5 ex
  10. Moussa SARR
    Rising Carpet, 2014
    sculpture multimedia
    Socle : diam. 180 cm
  11. Moussa SARR
    Corps d'esclaves, 2013
    série Points de vue
    Video
    3 min.
    Edition of 5 ex
  12. Moussa SARR
    The Frog and the Scorpion, 2012
    Video
    02min.30sec.
    Edition of 5 ex
  13. Moussa SARR
    Versus Video, 2012
    Video
    35sec
    Edition of 5 ex
  14. Moussa SARR
    L'étalon noir, 2011
    Video
    1min 35sec
    Edition of 5 ex
    Epuisé. Collections FRAC PACA (ed.1/5) // FNAC (ed. 5/5)
  15. Moussa SARR
    Liberta, 2009
    Photograph
    110 x 73 cm
    Edition of 5 ex
    Yvon Lambert


Introduction

Moussa Sarr est pour le moins laconique quand il s'exprime sur son travail : "Très souvent, je joue avec ma propre image ; il s'agit de devenir un cliché pour tordre le cou aux clichés." Il a finalement raison, ses images sont explicites, elles résistent d'ailleurs au bavardage.

Si il est effectivement le sujet de ses photographies et de ses vidéos, l'artiste dépasse largement les problématiques généralement associées à la pratique de l'autoportrait (de l'autoreprésentation, de l'autofilmage, etc.) pour aborder un questionnement sur les stéréotypes et les préjugés raciaux, sociaux ou sexuels, l'exercice du pouvoir et les discriminations qu'ils supposent, un questionnement sur la morale et son principe simpliste de hiérarchie, un questionnement sur l'altérité qui le pousse à revêtir l'habit de celui dont il diffère, éventuellement de l'ennemi juré.

"Blanc et noir", "amour et haine", "bien et mal", "bourreau et victime", "colonisateur et colonisé", "appartenance et exclusion", "singulier et générique" pourraient constituer le début d'une liste de notions duelles que Moussa convoque et met en tension subtilement dans ses images, par le biais d'une iconographie identitaire abordée avec humour et autodérision.

Edouard Monnet et Ian Simms

Commissaires de l'exposition "La relève !"
Vidéochroniques, Marseille


Moussa SARR est né à Ajaccio en 1984. Il vit et travaille à Paris.

Après un cursus à l'école des Beaux-Arts de Toulon, Moussa Sarr participe au Salon d'Art contemporain de Montrouge et à Jeune création en 2008. En 2010, son travail est sélectionné pour la FIAC, dans le programme Cinéphémère de la Fondation Ricard. Invité en 2011 par la BJCEM (Biennale des Jeunes Créateurs de l'Europe et de la Méditerranée, Thessalonique, Grèce), il présente en 2012 ses vidéos au Musée de Beaux-Arts de Boston à l'occasion de la 17ème édition du Annual Boston French Film Festival. En 2013, il étudie au Fresnoy - Studio national des arts contemporains avant de participer à l'exposition collective « Mirages d'Orient, grenades et figues de barbarie » à la Collection Lambert en Avignon.

Lauréat du Prix Coup de Coeur Mécènes du Sud (Marseille) en 2012, Moussa Sarr fut également finaliste du Prix Meurice pour l'art contemporain en 2016. Ses oeuvres ont aujourd'hui intégré de prestigieuses collections parmi lesquelles figurent le Centre Pompidou (Paris), la Maison Européenne de la Photographie (Paris), le Musée des Beaux-Arts d'Arras, le FRAC PACA, le FNAC - Fond National d'Art Contemporain (Paris), la Collection Lambert (Avignon), la Collection François Pinault ainsi que de nombreuses autres collections privées françaises et internationales.