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Not even the seagull was the answer of course, 2019
Huile sur papier marouflé sur toile
120 x 100 cm
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Cliché illustration, 2019
Huile sur papier marouflé sur toile
190 x 150 cm
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Déluge 1, 2020
Huile sur toile
50 x 40 cm
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Déluge 2, 2020
Huile sur toile
50 x 40 cm
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Incendie 3, 2020
Huile sur toile
55 x 40 cm
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Incendie 2, 2020
Huile sur toile
55 x 40 cm
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The rainy season dies hard, 2019
Huile sur papier marouflé sur toile toile
150 x 100 cm
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Sans titre, 2019
Huile sur papier marouflé sur toile
190 x 150 cm
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FP16, 2017
Les forces en présence
Transfert et huile sur papier
19 x 26 cm
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FP18, 2017
Les forces en présence
Transfert et huile sur papier
26 x 20 cm
Collection particulière -
Les Augures 1, 2016
Huile sur bois
60 x 45,5 cm
Collection particulière -
Les Augures 3, 2016
Huile sur bois
47 x 59 cm
Collection particulière -
Les Augures 14, 2017
Huile sur bois
55 x 72,5 cm
Collection particulière -
Sans titre, 2017
Huile sur bois
86 x 70,5 cm
Collection particulière -
Les annonces fossiles 3, 2014
Huile sur bois
17 x 25 cm
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Les annonces fossiles 6, 2014
Huile sur bois
17 x 25 cm
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Les annonces fossiles 29, 2014
Huile sur bois
17 x 25 cm
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Les annonces fossiles 18, 2014
Huile sur bois
17 x 25 cm
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Les annonces fossiles 15, 2014
Huile sur bois
17 x 25 cm
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Les annonces fossiles 17, 2014
Huile sur bois
17 x 25 cm
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Les espaces doubles 28, 2016
Les espaces doubles
Crayon sur papier
40 x 50 cm
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Les espaces doubles 24, 2016
Les espaces doubles
Crayon sur papier
40 x 50 cm
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Les espaces doubles 18, 2016
Les espaces doubles
Crayon sur papier
40 x 50 cm
Présentation
Les dessins et peintures réalisés par Aurore Pallet mettent en scène un monde parallèle, des images mentales profondément immersives, « quelque chose de l'ordre d'une angoisse euphorique face au monde»1.
Le dessin a été premier dans la démarche d'Aurore Pallet, un dessin peuplé d'animaux étranges et de personnages seuls dans des paysages déserts, d'êtres qui se dissolvent dans l'espace de la page ou qui volent dans les cieux. A cette pratique onirique du dessin succèdent des petites oeuvres peintes. En effet, Aurore Pallet n'opère pas dans une logique gestuelle, mais elle se concentre sur son ouvrage, avec une lenteur, une durée propre à l'immersion intellectuelle. Il s'agit de composer. Il n'y a pas de confrontation physique à l'espace de la toile, mais la maîtrise d'un contenu ayant pour finalité un objet-peinture, tout entier rassemblé en lui-même (...)
Montage d'artifices
Les images d'Aurore Pallet témoignent d'un constant balancement entre la mise en scène d'un subconscient hanté par des visions et un franc et jouissif besoin de légèreté. Elle joue à merveille de cette confusion, confusion qui existerait également entre la réalité et un certain monde virtuel, lequel investit la réalité en la grignotant progressivement. Ici, un poisson apparaît plus grand qu'un homme ; là, c'est une présentatrice de la télévision qui nous parle dans la rue ; et l'on se retrouve nez à nez avec des clowns tout droits sortis d'une salle de théâtre douteuse.
Les images sont les mises en scène de ce malaise qui n'en est pas vraiment un et qu'elle aime construire. Pour cela, elle travaille à partir d'une collection de thèmes et de motifs réalisée en glanant des images sur internet : elle procède par une sorte d'accumulation intuitive jusqu'à ce que des associations se produisent, que des thèmes entrent en écho et permettent une étincelle souvent générée par une vision inconsciente.
Comment ne pas penser au Surréalisme, et notamment à la sobriété feinte de René Magritte ? Il y a bien la rencontre d'éléments permettant une poétisation du quotidien, mais le hasard n'a jamais véritablement le dernier mot ; c'est une intuition guidée qui signe les images.
Aurore Pallet est une sorte de cinéaste, au sens où elle monte ses images comme on monte un film. Par l'utilisation de logiciels informatiques, elle fait se rencontrer et se mêler divers registres d'images. Elle joue aussi à manipuler les codes de notre vision numérique du monde: un peu plus de flou ou de netteté, un peu plus de contraste, de pixels, de luminosité, de scintillement. Le vocabulaire de la retouche d'images devenant pour l'artiste comme un bréviaire de poésie dans lequel elle va puiser.
Le montage, préludant à l'acte de peindre, a pour matrice une volonté d'exhiber ce qui fait peinture et représentation. Elle s'emploie à utiliser de nombreux stratagèmes pour « signaler les images » : elle insiste sur les décors, qu'ils soient ceux d'une scène de théâtre ou d'un plateau de cinéma ; elle ne cesse de glisser dans ses images des instruments de mesure ou d'optique, mais aussi des mises en abymes à l'aide d'écrans dans les écrans et de divers trompe-l'oeil. C'est le monde de l'artifice et des stéréotypes les plus kitsch qu'elle dévoile, avec ses couleurs saturées presque technicolor, tout en cherchant à prendre de la distance.
Ses références vont des prédelles des triptyques de la Renaissance à Alfred Kubin, Kafka et Alain Baschung, qu'elle écoute inlassablement et qui illustre bien son univers : «C'est un grand terrain de nulle part / Avec de belles poignées d'argent / La lunette d'un microscope / Et tous ces petits êtres qui courent » (Comme un lego).
Léa Bismuth
« Introducing », Art Press Juillet-Août 2011
(1) Les citations sont extraites d'un entretien avec l'artiste réalisé en mai 2011.

