1. RaphaŽlle BERTRAN PINHEIRO
    Le Soleil Ni La Mort, 2022
    Huile sur toile et peinture aťrosol
    195 x 125 cm
  2. RaphaŽlle BERTRAN PINHEIRO
    Soleil Jaune Sale, 2022
    Huile sur toile et peinture aťrosol
    255 x 180 cm
  3. RaphaŽlle BERTRAN PINHEIRO
    All work and no play makes Jack a dull boy, 2022
    Huile sur toile et peinture aťrosol
    240 x 180 cm
  4. RaphaŽlle BERTRAN PINHEIRO
    Private Hell, 2020
    Huile sur toile et peinture aťrosol
    200 x 200 cm
  5. RaphaŽlle BERTRAN PINHEIRO
    We can't see the sun anymore, 2020
    Huile sur toile et peinture aťrosol
    195 x 130 cm
  6. RaphaŽlle BERTRAN PINHEIRO
    S. Wood, 2022
    Huile sur toile et peinture aťrosol
    195 x 130 cm

    Collection Sociťtť Gťnťrale
  7. RaphaŽlle BERTRAN PINHEIRO
    A. lťthťe Rivers, 2022
    Huile sur toile et peinture aťrosol
    300 x 220 cm

    Collection Antoine Marin
  8. RaphaŽlle BERTRAN PINHEIRO
    La Chute, 2020
    Huile sur toile et peinture aťrosol
    300 x 200 cm


Prťsentation

Raphaëlle Bertran, est peintre, peintre de l'imminence d'un désastre déjà là. Inquiétante étrangeté, grandeur et désespoir, extase et abîme... Ses déserts apocalyptiques se dressent comme un archipel d'images nourries de références provenant de la littérature, du cinéma, de l'art, de la philosophie des pulsions et du tragique, Nietzsche y côtoierait Schopenhauer, Maurice Blanchot, Heidegger, Bataille, Huysmans, Philippe Garrel, Jodorowsky, Tarkovski, Fellini, Da Vinci, Courbet ...

Elle avance par fragments, mélange de détails, aussi bien empruntés à l'histoire de l'art qu'à sa biblio­thèque d'images personnelle, une multitude de scénarios est alors possible sans qu'aucun ne s'accomplisse pleinement, promettant le désarroi, le désarrangement.[1]

Raphaëlle Bertran met en scène l'exacerbation des passions par le biais de la tragédie, de la bataille, de la figure tragique. Sur la toile, elle dépeint un univers où l'excès est roi : scènes de violence, de meurtre, de sexe. Une vision de l?homme dénuée de tout interdit, de toute morale. Une humanité sans espoir où les dernières traces de sacré sont perverties. Il n'y a plus d'au-delà : les anges côtoient les monstres. Impuissants, nous assistons à l'effondrement du monde ou à la mort imminente du héros.


C?est cet informe, cette anti possibilité de la forme finie, de violence annihilatrice, de puissance d'excès et de transgression que Raphaëlle Bertran peint et dépeint dans une esthétique sacrificielle. Ses peintures sont comme autant d'ar­rêts sur image sur de multiples chaos, des apocalypses se produisant à l'infini : c'est une histoire qui se répète, la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.

« Les peintures de Raphaëlle Bertran sont immédiatement reconnaissables par leurs figures minuscules se déployant sur de grands ou petits formats. Ces figurines ciselées agissent par contraste avec l'espace informel où elles se situent. Elles demandent aux regardeurs une attention qui va du détail à l'ensemble. Ces compositions apparaissent comme un condensé d'histoire humaine, un univers où absurde, terreur et force de vie se conjuguent comme un reflet très actuel du monde, une actualité restituée à partir de scènes empruntées à la matière du passé. » ...


Extrait de l'entretien avec Marc Desgrandchamps, Janvier 2020



[1] Maurice Blanchot L'Écriture du désastre, Collection Blanche, Gallimard 1980

 

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